Le Projet

Notre projet cherche à réunir un fond d’urgence pour aider l’équipe médicale à faire face aux soins de base, aujourd’hui dramatiquement compromis.

A plus long terme, il vise à améliorer durablement l’accueil et  l’hospitalisation des enfants dans cet hôpital pédiatrique de référence.

Les terribles inondations du 1er septembre 2009 à Ouagadougou, Burkina Faso, peu médiatisées en France, ont complètement désorganisé l’activité de nombreux secteurs de la ville. Des milliers de familles sont encore sans abri, de nombreuses infrastructures sont détruites ou inutilisables.

Parmi celles-ci, l’hôpital Yalgado – principal hôpital de Ouagadougou – est dramatiquement touché. De nombreux services ont du être évacués en urgence et resteront inutilisables pour de nombreux mois avant leur réhabilitation. En quelques heures, devant la montée des eaux, les enfants hospitalisés ont du être transportés en catastrophe vers l’autre hôpital pédiatrique, l’hôpital Charles de Gaulle, relativement épargné. Une grande quantité de matériels et de médicaments a été détruite.  Compte tenu de l’ampleur des dégâts, c’est finalement toute l’activité de pédiatrie de l’hôpital Yalgado (urgences, hospitalisations et consultations) qui a été transférée à l’hôpital Charles de Gaulle.

Les experts sur place estiment que le bâtiment de pédiatrie de l’hôpital Yalgado restera inutilisable pour plus d’un an et que cette situation de crise de la pédiatrie hospitalière à Ouagadougou va malheureusement durer.

L’hôpital pédiatrique Charles de Gaulle a ouvert ses portes en janvier 2001. C’est une structure pavillonnaire récente, en assez bon état général, construite avec l’aide de la coopération française. Elle possède 132 lits d’hospitalisation, et reçoit annuellement 7000 à 8000 enfants aux urgences. Initialement prévu pour être un complexe mère-enfant, l’hôpital ne dispose pas encore de maternité et de néonatologie. Le taux d’occupation des lits en temps normal est de 100 %. Malgré des locaux acceptables, il est chroniquement démuni en termes d’équipements et de médicaments de base, particulièrement pour l’admission des enfants aux urgences et soins intensifs.

L’accueil en catastrophe de toute l’activité pédiatrique de l’hôpital Yalgado inondé (hospitalisations, consultations, urgences) a totalement déstabilisé le fonctionnement déjà précaire de l’hôpital Charles de Gaulle: sur-occupation des lits, engorgement des urgences, aggravation de la pénurie de matériels et de médicaments pédiatriques.

Depuis la fermeture de l’hôpital Yalgado, plus de mille enfants par mois  ont été admis à Charles De Gaulle en septembre et octobre, période de paludisme grave, touchant surtout des enfants de moins de 5 ans. Le taux d’occupation des lits d’aval sur ces deux derniers mois  est de 240%.

Un hôpital de référence pour le VIH-SIDA de l’enfant

L’hôpital Necker-Enfants Malades de Paris et l’hôpital Charles de Gaulle de Ouagadougou autour du VIH-SIDA de  l’enfant a été mis en place depuis deux ans sous l’égide du GIP ESTHER (Ensemble pour une Solidarité Thérapeutique Hospitalière en Réseau).

Animé par le Pr. Diarra YE (Ouagadougou) et le Pr. Stéphane BLANCHE (Paris), son but est d’améliorer la prise en charge thérapeutique de l’enfant infecté par le VIH-SIDA principalement à travers la formation des équipes soignantes. Plusieurs centaines d’enfants sont ainsi traités efficacement par trithérapie. Ce partenariat permet aussi à l’hôpital Charles de Gaulle de devenir un centre de référence et d’enseignement sur le VIH-SIDA de l’enfant pour la sous région d’Afrique de l’Ouest.

Cependant, la qualité des soins apportés aux enfants atteints de VIH-SIDA pourrait être remise en cause par la désorganisation actuelle du fonctionnement de l’hôpital. Ce dernier pourrait perdre son rôle moteur de centre de référence et d’enseignement sur le VIH-SIDA de l’enfant.

Le rôle de formation et d’organisation de la recherche  que doit tenir  cet hôpital (« hub of knowledge », selon les recommandations de l’OMS) ne peut se concevoir que si les soins de bases sont correctement assurés.

Nous souhaitons aujourd’hui, à partir de ce partenariat, aider l’hôpital Charles de Gaulle à surmonter ses difficultés en proposant que le dynamisme qui prévaut autour du VIH/SIDA profite à l’ensemble des enfants malades de l’hôpital – qu’ils soient infectés ou non par le VIH.

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